Histoire de la famille GOULLIN de St Domingue (1756 - 1833)

 

Directeur de publication : François GOULIN .... Courriel : ....  

Jacques Symphorien GOULLIN à St Domingue vers 1713

Jean-Jacques GOULLIN né à St Domingue entre 1754 et 1757
Anne Marthe Joséphine GOULLIN née à St Domingue le 19 mars 1764 à Fort Dauphin (île de St Domingue)

Gabriel GOULLIN décédé à Fort Dauphin (île de St Domingue) le 26 avril 1735
Pierre André PUJOL né à St Domingue vers 1783-1785

La famille PUJOL de St Domingue au 18e siècle
Jean-François DESBORDES né à Bellac (Haute-Vienne) le 27 septembre 1767

La famille BRARD de St Domingue au 18e siècle
Histoire de la fondation de Fort Dauphin

Liste des recherches à effectuer sur les familles GOULLIN - MELLET - BRARD
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je conseille la consultation de l'excellent site internet de l'association "Généalogie et Histoire de la Caraïbe"(GHC) : http://www.ghcaraibe.org/

où vous pourrez trouver la liste des registres paroissiaux des anciennes paroisses de St Domingue avec l’année du premier registre disponible pour chacune d'entre elles

Cette association est également dépositaire du fichier de dépouillement des registres paroissiaux de l'île de St Domingue consitué par l'historien et démographe Jacques HOUDAYE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Biographie de Jacques Symphorien GOULLIN

 

 Jacques Symphorien GOULLIN, est né à St Domingue vers 1713. Il est le père du "Sans-culotte" Jean-Jacques GOULLIN (qui suit).

Son lieu de naissance exact est ignoré, il s'agit peut-être la localité du Cap français (anciennement Cap-Saint) de St Domingue mais les registres paroissiaux de cette période ont été perdus.

Il est négociant (associé avec un certain Mollié) et capitaine de milice de Fort Dauphin.

Il possède en 1767 une sucrerie située à Ouanaminthe, localité rurale située au sud de Fort-Dauphin,ainsi qu'une maison de négoce sur la grande rue de la même ville.

Extrait de la revue "les affiches américaines" ayant paru de 1766 à 1792

 Jacques Symphorien GOULLIN signe comme témoin au mariage de Théodore Harambert de la Bazinière et de Marie Agnès Leblond le 10 février 1751 à Fort Dauphin.

Les familles Leblond et Duhart (époux d’une Leblond) sont propriétaires d’une habitation voisine à l’habitation "Goulin", petite localité située au sud est de Fort Dauphin.

 

Extrait du registre paroissial de Fort Dauphin (paroisse St Joseph) - mariage de Théodore Harambert de la Bazinière et de Marie Agnès Leblond le 10 février 1751

(Sources : archives nationales de l'Outre-mer : http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/)

 

Jacques Symphorien GOULLIN épouse vers 1754-1757 à St Domingue Anne Françoise MELLET dont il a eu au moins cinq enfants tous nés à St Domingue dont deux seulement ont survécu.

Le 17 mai 1763, il est témoin à Nantes au mariage d'un cousin éloigné André GOULLIN Sr de la Brosse.

 

Anne Françoise MELLET était, comme lui, née à St Domingue, certains disent de la paroisse St Joseph de Fort Dauphin, mais d'autres documents indique qu'elle serait originaire du Cap Français, souvent appelé Le Cap, chef-lieu de la colonie française de Saint-Domingue, avant que celui-ci ne soit fixé à Port-au-Prince en 1770. Au XVIIIe siècle, le quartier du Cap comprenait également les paroisses de la Petite-Anse, de la Plaine-du-Nord et de l'Acul.

Jacques Symphien GOULLIN et Anne Françoise MELLET ont eu comme premier enfant Jean-Jacques GOULLIN (qui suit) puis Anne Marthe (Jeanne) Joséphine GOULLIN (qui suit également).

Jacques Symphorien GOULLIN possédait une "Habitation" (propriété rurale généralement adossée à des plantations avec ses esclaves) aujourd'hui encore dénommée Goulin

située dans la section rurale de Maribaroux (poste militaire), commune de Ouanaminthe à St Domingue . Ce lieu-dit Goulin est recensé dans les plans anciens de Saint-Domingue.

Le 17 mars 1763, Jacques Symphorien GOULLIN est présent au mariage à Nantes, paroisse St Nicolas, d’André Goullin dela Brosse avec Anne-Louise de Lisle, le 17 mars 1763,

il est présenté comme noble homme Jacques-Symphorien Goullin, Lieutenant de Milice, négociant au Fort-Dauphin île de Saint-Domingue, demeurant actuellement au Puy-Lory (*), paroisse St Vincent de cette ville, cousin issu de germain au paternel .

(*) aujourd’hui Place du Pilori à Nantes

Extrait de l'acte mariage d’André Goullin dela Brosse avec Anne-Louise de Lisle, le 17 mars 1763

(Sources Archives départementales de Loire Atlantique)

 

Extrait de la table décennale de Fort Dauphin (1764-1784) avec la naisssances de trois des quatres enfants de Jacques Symphorien GOULLIN

(Sources : archives nationales de l'Outre-mer : http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/)

 

Acte de baptème de Marc Antoine GOULLIN le 4 mai 1768

(le parrain est Marc Antoine Molié, négociant et associé en affaires de Jacques Symphorien GOULLIN)

 

Acte de Baptème de Anne Jeanne Josephe GOULLIN le 2 mai 1768

(Sources : archives nationales de l'Outre-mer : http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/)

On notera , parmi les témoins, la présence de Marc Antoine Molié, négociant et associé en affaires de Jacques Symphorien GOULLIN

 

Extrait de la table des naissances, mariages et décès de Nantes

(Sources Archives départementales de Loire Atlantique)

 

Par ailleurs, dans le journal local de l'époque intitulé les "Affiches américaines" dont des extraits sont présentés sur l'excellent site : http://www.marronnage.info/ j'ai trouvé les informations suivantes :

- en janvier 1767 : "sont à vendre trente-huit beaux mulets de la Grande-Côte chez Messieurs Goullin & Mollié, négociants à Fort-Dauphin"

- le 27 novembre 1769 : "Un Nègre Tiamba, nommé Frontin, étampé sur le sein droit D. M Y, & sur le gauche illisiblement, âgé de 30 à 35 ans, taille de 5 pieds 6 pouces, ci-devant domestique de M. Boyer, Médecin, appartenant aujourd'hui à M. Bessard, gérant les biens de M. le Gras, est maron depuis un mois & demi. Ceux qui le reconnoîtront, sont priés de le faire arrêter, & d'en donner avis à M. Lacassaigne, Secretaire de M. le Procureur-Général, au Cap, ou à Mrs Goulin & Molié, Négocians au Fort-Dauphin : il y aura récompense. ".

Jacques Symphorien GOULLIN a quitté l'île de St Domingue pour Nantes en 1773 avec son épouse et très probablement son fils Jean-Jacques GOULLIN

car on le trouve sur la liste des passagers du navire "L'aimable Élisabeth" à l'arrivée à Bordeaux le 22 octobre 1773 en provenance du Cap de St Domingue.

(voir aussi l'article intitulé : Reconstitution des familles de Saint Domingue (Haïti) au XVIIIe siècle, dans la revue "Population, 46e année, n° 1, 1991)

Par ailleurs, à partir de cette date les annonces du jouirnal local de St Domingue demande de s'adresser au "procureur" des héritiers Sans, Goulin & Molié, à Ouanaminthe :

 - le 3 novembre 1778 : "Un Nègre nouveau, Congo, âgé d'environ 12 ans, sans étampe, marqué de petite vérole, appartenant au Sieur Eallard, Procureur des héritiers Sans, Goulin & Molié, à Ouanaminthe, est parti marron le 22 du mois dernier. Ceux qui le reconnoîtront, sont priés de le faire arrêter et de lui en donner avis, ou à M. Grape, Chirurgien au Cap, rue du Bac, qui payera les frais de prise. "

Par ailleurs, M. G. W. Wallner, un généalogiste avec qui j'ai été en relation, a trouvé dans les archives d'outre-mer d'Aix-en-Provence (13) divers autres documents relatifs à Jacques Symphorien GOULLIN dont :

- un acte de vente du 21 juillet 1780, (à 6 h du matin !) rédigé par un notaire, Javain de Poincy (*) à Ouanaminthe avec tout un inventaire détaillé de l’habitation un procès-verbal de mise en possession pour Mr Badaillac des biens dits Goullin rédigé ainsi :"6 h du matin « A la réquisition de Mr Jean Baptiste Badaillac habitant au quartier Ouanaminthe, au nom et comme fondé de la procuration générale et spéciale de noble homme Jacques Symphorien Goulin ancien capitaine des milices du Fort-Dauphin et négotiant de la ville de Nantes y demeurant suivant expédition à nous représentée par Mr Benoit et son confrère, conseillers du Roy notaires à Nantes […] »

(cote DDPC - not - sdom/1133) ;

(*) Pierre Etienne Javain de Poincy, notaire à Fort Dauphin, né en 1737, décédé le 16 avril 1782 (mardi) à Ouanaminthe, Saint Domingue.

 

Jacques Symphorien GOULLIN est décédé à Nantes le 16 août 1785 (paroisse St Clément) à l'âge de 72 ans donc bien avant l'année de l'abolition de l'esclavage (1791).

D'après l’abbé Le Clainche, Jean-Jacques GOULLIN serait un parent éloigné de la branche Goullin de la Brosse. C’est , en effet, le rapport de parenté qui figure dans l’acte de tutelle des enfants

d’André Goullin dela Brosse, après le décès de ce dernier le 20 août 1785.  

 

Acte d'inhumation de Jacques Simphorien GOULIN à Nantes le 16 août 1785

(Sources Archives départementales de Loire Atlantique)

 

 

Liste des recherches à effectuer sur les familles GOULLIN, MELLET & ujol 

 

Fichier Houdaille et autres sources de l'Association Généalogie et Histoire de la Caraïbe,

site : http://www.ghcaraibe.org/

courriel : ghcaraibe@orange.fr

 

Recherches à effectuer aux Archives nationales à Pierrefite (CARAN) ou à la Bibliothèque Nationale de France à Paris Tolbiac (BNF)

Affaires jugées GOULLIN (Jean-Jacques) : côte W //493 dossier 479 - Minutes du procès de Jean-Jacques GOULLIN

-§-

Dans les dossiers dits de l'indemnité de Saint Domingue, ont trouvera plusieurs types de documents intéressants pour l'historien des familles : Des certificats de résidence, des certificats de non-émigration déposés par les colons chassés de l'île par les événements et demandant l'attribution d'une indemnité journalière. Le dépôt de ces pièces est souvent accompagné de lettres relatant l'état de la famille du colon, les tribulations que lui-même et les siens ont subies avant de quitter Saint Domingue, les étapes du retour en France. Parfois, le colon sollicite un passeport et demande un passage pour retourner dans l'île et tenter d'y récupérer ses biens. Ces documents s'encadrent dans la période 1792-1804/1805. Plus tardivement, on trouvera des dossiers contenant les demandes d'actes d'état civil ou d'actes notariés, déposées par les anciens colons ou leurs descendants en vue de percevoir l'indemnisation définitive de leurs biens. L'ensemble des deux catégories de dossiers, mélangés, est classé alphabétiquement. On notera au passage que la nécessité de fournir aux colons les actes notariés ou autres dont ils avaient besoin obligea l'administration à établir des répertoires commodes pour l'ensemble des 1 700 registres du notariat et certaines autres catégories de documents (Domaines, Abornements, Consulats, etc.).

L’original de ces registres est conservé aux ANOM mais les copies intégrales sous forme de microfilms sont consultables à la Bibliothèque Nationale de France site Tolbiac à Paris (Bibliothèque François Mitterrand)

ce qui permet de reconstituer les familles (6 microfilms correspondant aux 6 volumes classés sous la cote SR 96).

Les dossiers constitués par les ayants droit, encore plus intéressants parce qu’ils contiennent une foule de renseignements comme des copies d’actes d’état civil, sont conservés

aux Archives Nationales site de Pierrefitte, cote F/12 « Commerce et Industrie - sous série Secours aux réfugiés et colons spoliés ».

Une liste alphabétique des noms des colons ayant reçu des indemnités permet d’avoir le n° du dossier : F/12/2740 à 2883 et F/12/7627 à 7632/1.

Cette liste dressée par Madame Demeulenaere-Douyère, conservatrice en chef, est en 2 parties : Tome 1 dossiers A- K. ; Tome 2 dossiers L-Z

-§-

Embarquements de Nantes, La Rochelle, Rochefort, etc.... sous forme de microfilms en sous-série F5 en libre consultation,

il s’agit du rôle des navires avec les dates exactes d’embarquements ou de débarquements et la liste des passagers avec leur âge et pour les membres d’une même famille les liens de parenté.

-§-

La base QUIDAM

Quidam est une base d’orientation constituée de données extraites principalement des bases et inventaires nominatifs produits aux Archives nationales.

Cette base prosopographique et cumulative compte actuellement près de 680 000 notices. Les champs retenus concernent essentiellement l’état civil (nom, prénoms, date de naissance, date de décès),

parfois la qualité ou les fonctions des personnes (généralement la dernière fonction signalée dans le dossier pour un dossier de personnel) et la cote.

Cette base "sous Cindocweb" est uniquement consultable sur place dans les centres de Paris, de Fontainebleau ou de Pierrefitte-sur-Seine.

 

Recherches à effectuer aux archives départementales de la Gironde

Le fonds Gabriel DEBIEN

Après le décès de Gabriel Debien, puis de son épouse, ses enfants ont confié ses archives à l'Association Généalogie et Histoire de la Caraïbe. L'association a effectué un travail important de classement des archives et ouvrages de bibliothèque relatifs aux recherches sur la Caraïbe. A la suite de ce travail, Philippe Rossignol, président de l'association, a décidé d'en faire un dépôt aux Archives départementales de la Gironde pour les rendre accessibles au plus grand nombre. L'ensemble du fonds Debien fut déposé aux Archives départementales de la Gironde en cinq fois, de 2006 à 2012.

Les axes de recherche de Gabriel Debien portent sur la Caraîbe, et particulièrement Saint-Domingue. Son travail d'érudit retrace à la fois l'histoire de la Caraîbe à travers la vie de Français émigrés dans les colonies mais également celle d'esclaves, venus d'Afrique pour la majeure partie d'entre eux. Il étudie les modes de vie, le commerce et le fonctionnement de la société à Saint-Domingue. L'important fichier patronymique des personnes émigrées qu'il a constitué apporte une contribution non négligeable aux recherches généalogiques. En outre, ses fiches thématiques sur le prix du sucre, les maladies des esclaves ou encore les engagés, forment un véritable outil de recherche historique.

Le fonds comprend par ailleurs une partie des papiers Beauharnais, achetés par Gabriel Debien en salle des ventes, qui complète le fonds conservé aux Archives nationales (cf. sources complémentaires extérieures au service).

 

Le respect du fonds a été privilégié : les grands ensembles constitués par Gabriel Debien pour ordonner ses dossiers ont été conservés : 1. les collections d'archives.

2. les fiches patronymiques.

3. les fiches thématiques.

4. la correspondance de Gabriel Debien.

 

Recherches à effectuer à la bibliothèque nationale de France (BNF)

Listes des ouvrages rédigés par Gabriel Debien

https://data.bnf.fr/fr/11898951/gabriel_debien/

  

Recherches à effectuer aux archives d'Outre-mer d'Aix-en-Provence :

Répertoire des doubles minutes

Mode de classement : Les doubles minutes du notariat de Saint-Domingue sont accessibles par l'intermédiaire de plusieurs types de répertoires :

- fiches reliées et classées alphabétiquement (bloc-fiches),

- registres alphabétiques des contractants,

- répertoires de minutes.

L'ensemble de ces volume est réparti selon la division administrative de l'île : Sud et Ouest (juridiction de Port-au-Prince), Nord (juridiction du Cap).

Les répertoires de minutes sont donnés au nom du notaire.

Par l'emploi conjugué des répertoires sur fiches et des registres correspondants, il est possible, à partir du nom patronymique d'un contractant, de retrouver les actes notariés passés sous ce nom.

Notaires de Fort Dauphin

Notaires du Cap

- Liste des passagers en provenance des colonies débarqués à Bordeaux : Cote : Série COLONIES F5B (n 1 à 143)

 Recensement général de la côte de Saint-Domingue (15 octobre 1713) - Cote de référence : FR ANOM 5DPPC63

Tableau récapitulatif du recensement général de la population et des cultures des divers quartiers de Saint-Domingue pour 1775 (26 décembre 1776) - Cote de référence : FR ANOM 5DPPC63

Recensement général de la population des colonies françaises en Amérique (n° 68) (1787) - Saint-Domingue, Martinique, Guadeloupe, Sainte-Lucie, Tobago, Cayenne. - Cote de référence : FR ANOM 5DPPC/52

État de la population des colonies françaises orientales et occidentales d'après les états de 1788 (n° 40) (après 1788) - Île de France, île Bourbon, Saint-Domingue, Martinique, Guadeloupe, Tobago, Cayenne, Sainte-Lucie, Marie-Galante, les Saintes et la Désirade. - Cote de référence : FR ANOM 5DPPC53

Recensement général de la côte Saint-Domingue de l'année 1721 (15 juin 1721) - Cote de référence : FR ANOM 5DPPC63

 

 

Histoire de la fondation de Fort Dauphin

L'actuel site de Fort Dauphin est fondé en 1578 par les Espagnols qui l'appelent alors Bayaha. Au XVIIe siècle, les boucaniers se servent des îlets de la rade comme repaire lors de chasses sur la terre ferme.

Après le traité de Rijswick en 1697, par lequel l'Espagne reconnaît l'occupation par la France de la partie occidentale d'Hispaniola (suite de la guerre déclarée en 1689 entre la France et l'Espagne), Joseph d'Honon de Gallifet, gouverneur de la Tortue, installe à Bayaha des soldats congédiés de la garnison du Cap-Français, faisant de la zone un poste de vigie face aux Espagnols. Plusieurs sucreries et indigoteries s'y développent.

En 1707 une paroise fut fondée à Bayaha à proximité du futur Fort Dauphin. 

Liste des 25 premiers habitants de la paroisse St Joseph de St Domingue en 1707

(Sources : archives nationales de l'Outre-mer : http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/)

En 1710, l'abbé Boutin créé la paroisse St Joseph de Fort Dauphin.

En 1729, Pour soulager le curé de St Joseph de Fort Dauphin dont la paroisse avait 25 lieues de circuit on forma une "succursale paroissiale" à Juana-Mendez dont les Français firent Ouanaminthe.

Le 8 août 1730, Étienne de Chastenoye, gouverneur de l'île Sainte-Croix, pose la première pierre d'un fort : le fort et la ville de Bayaha prennent le nom de Fort-Dauphin, en hommage au dauphin Louis-Ferdinand, fils du roi Louis XV.

Le forteresse de Fort Dauphin a été achevée en 1740.

Au XVIIIe siècle, le "quartier" de Fort-Dauphin était divisé entre les paroisses de Ouanaminthe, de Vallière, du Terrier-Rouge et du Trou.

Fort-Dauphin fut rebaptisé "Fort-Liberté" après l'indépendance d'Haïti en 1804.

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Carte de la zone française de Saint Domingue à la veille de la révolution

 

D'après l’abbé Le Clainche, Jean-Jacques GOULLIN serait un parent éloigné de la branche Goullin de la Brosse (“du troisième au quatrième degré estoc paternel”) C’est le rapport de parenté qui figure dans l’acte de tutelle des enfants d’André Goullin dela Brosse, après son décès, le 20 août 1785.  

Rappelons aussi l'existence de l'excellent site internet de l'association "Généalogie et Histoire de la Caraïbe"(GHC) où vous pourrez trouver la liste des registres paroissiaux des anciennes paroisses de St Domingue avec l’année du premier registre disponible pour chacune d'entre elles. 

 

 

 

 

Biographie

de

Jean-Jacques GOULLIN,

 

Jean-Jacques GOULLIN est le fils d'Anne (Françoise) MELLET (qui suit) et de Jacques Symphorien GOULLIN (qui précède).

Il est est né sur l'île de St Domingue entre 1754 et 1757

Son acte de baptême n'a pu être retrouvé car les registres paroissiaux de la paroisse St Joseph de Fort Dauphin de la période concernée ont été perdus.

Le 30 mars 1771, Jean Jacques GOULLIN est parrain au baptême à Nantes (paroisse St Similien ) de Jean Baptiste Louis GOULLIN fils d'André GOULLIN de la Brosse et d'Anne Louise de LISLE dont il est cousin au 4e degré.

Jean-Jacques GOULLIN est âgé de 17 ans lorsqu'il quitte définitivement l'île de St Domingue pour la métropole vers 1773/1774.

Il reste un temps à Paris, rue Saint Méry puis part s'installer à Nantes, dans une maison située à l'angle de la rue du Lycée et de la rue Félix au 2ème étage avec vue sur le cours de Nantes.

Il habitait avec son ami GALLON, raffineur, et la femme de celui-ci.

Comme GOULLIN se trouvait à l'étroit avec le ménage GALLON, il jugea plus pratique de s'adjuger un appartement plus confortable dans le même immeuble,

appartement occupé par Mme de COUTANCES que l'on envoya "coucher" en prison.

Joli homme, d'autres le disent malingre, il était réputé, avant la Révolution, pour ses talons rouges, ses plumets, sa longue rapière et son libertinage.

Il vivait au café et on ne lui avait jamais connu « d'autre état que celui de joueur de tric-trac » (jeu de cartes) et de beau-parleur.

Le 14 juin 1783, Jean Jacques GOULLIN assiste au mariage de sa soeur, Anne Marthe Joséphine Goulin avec Jean Bernard BRARD, négociant habitant de Cap St Domingue née à la Martinique ,

à titre de témoin de mariage Goullin de la Brosse, conseiller du Roy, premier Avocat Honoraire au siège présidial de la ville de Nantes » signe le régistre comme « parent de la future épouse »

(Sources : contrat de mariage, notaire Girard II, liasse 951) / " Notes sur la famille Goullin » par Francis Goullin (III).

 

Extrait de la revue intitulée Revue de Bretagne et de Vendée (juillet 1880) "Le sans culotte Jean Jacques Goullin" par Alfred Lallié

 

Le 26 octobre 1790, Jean Jacques GOULLIN est également témoin au mariage de Pierre Marie GOULLIN et Demoiselle Rose Séraphine HIMENE :

Extrait de la revue intitulée Revue de Bretagne et de Vendée (juillet 1880)

 

Le 2 avril 1793, le conventionnel Fouché le nomme receveur de l'enregistrement.

Quelques mois après, Jean Jacques GOULLIN démissionne pour devenir secrétaire du député de la convention Pierre PHILIPPEAUX, alors en mission à Tours,

puis il sera nommé secrétaire de la Commission nationale des représentants en mission à Nantes.

En octobre 1793 est créé à Nantes le Comité Révolutionnaire qui compta 13 membres, dont Jean Jacques GOULLIN.

A Nantes, Jean-Jacques GOULLIN habitait avec son ami GALLON, raffineur, et la femme de celui-ci, une maison à l'angle de la rue du Lycée et de la rue Félix.

Comme il se trouvait à l'étroit avec le ménage GALLON, il jugea plus pratique de s'adjuger un appartement plus confortable dans le même immeuble,

appartement occupé par Mme de COUTANCES que l'on envoya "coucher" en prison.

Le 15 décembre 1793, Jean Jacques GOULLIN prit la présidence du Comité révolutionnaire de Nantes, avec des pouvoirs illimités.

La Terreur s'abattit alors sur Nantes et sa région à partir de cette date.

Pour ce faire, Jean-Jacques GOULLIN crée la Compagnie Marat baptisée également les « hussards américains » du fait de la présence dans ses rangs d'anciens esclaves et colons de Saint-Domingue.

Un portrait édifiant de cette compagnie en a été tracé par Alfred Lallié dans un ouvrage intitulé Le Sans culotte Goulin (fichier téléchargeable issu de la source BNF - base GALLICA).

Une des maximes de Jean-Jacques GOULLIN était "qu'en révolution il vaut mieux que dix patriotes aient à souffrir d'une erreur involontaire que de voir échapper un seul conspirateur ".

Mais en juillet 1794 (thermidor an 2) la chute de Roberpierre entraîne celle du comité nantais auquel il appartenait.

Aussi, en se voyant arrêté, le comité de Nantes espéra qu'il serait rapidement libéré, mais le temps se passait et aucun ordre de mise en liberté n'arrivait.

Dans la nuit du 6 au 7 thermidor, on prévint les prisonniers qu'ils aflaient partir pour Paris, où le tribunal révolutionnaire devait statuer sur leur sort et décider de quelle manière ils avaient rempli les fonctions qui leur étaient confiées.

Ce fut pendant la route, un peu avant Versailles, qu'ils apprirent le renversement de Robespierre et ses suites si désastreuses pour le parti auquel ils appartenaient.

Jean-Jacques Goullin donna les marques du désespoir le plus violent : « Ah ! ciel, est-il possible!» s'écriait-il en mettant sa tête dans ses deux mains.

Chaux, ancien négociant quelque peu banqueroutier, et l'une des têtes du comité, pleurait de rage et s'arrachait les cheveux.

Ces manifestations, tout au moins singulières stupéfièrent profondément un gendarme qui les accompagnait.

Cet homme, voyant ses prisonniers s'abandonner ainsi à la douleur, essayait mais en vain de les calmer en leur disant que la chute de Robespierre n'était pas encore confirmée.

Un capitaine de navire, nommé Abraham, qui faisait avec les détenus le voyage de Nantes à Paris, ne pouvait, en homme simple qu'il était, comprendre en quoi cette chute pouvait si fort les affecter, et comme il en exprimait son étonnement, Grandmaison lui répondit : C'est que Robespierre est notre défenseur; s'il est perdu, nous sommes perdus. » En sa qualité de sans-culotte, Grandmaison employa même un terme plus énergique.

Arrivés à Paris, les détenus furent incarcérés les uns au Plessis, les autres à la Conciergerie.

De leur prison de la Conciergerie, Jean Jacques Goullin et Chaux ne cessèrent d'adresser des lettres où ils justifiaient leurs excès. Quelques-unes étaient adressées à leur ancien défenseur Voulland ; ils lui demandaient de faire cesser leur détention et de les rendre à leur patrie dont ils ne voulaient que le bonheur ; mais les temps étaient changés : en floréal an II, Voulland avait pu sans danger pour lui-même défendre à haute voix les noyeurs, les voleurs de Nantes ; mais en vendémiaire an III, il n'en était plus ainsi, et le patriote Voulland abandonna les membres du comité au sort qui les attendait.

 

Extrait du procés de Jean-Jacques GOULIN

Ce fut le 2e vendémiaire an III, à neuf heures du matin, que s'ouvrirent les débats de cette affaire.

Le tribunal est composé des citoyens Dobsent, président; Godinet, Lavouée, Poulenot et Ardouin, juges; du citoyen Petit, substitut de l'accusateur public, et du citoyen Paris, greffier en chef.

Le jury était composé des citoyens Roussel, Métivier, Saulnier, Cherct, Jiedon, Magendic, Uelhoste, Quichaud, Nantil, Lebreton, Sambat, Topino-Lebrun , Raimbourg, Dubuisson, Maupin et Lecour.

Les accusés ont été ensuite introduits et, sur l'ordre du président, le greffier Paris lit l'acte d'accusation dont la teneur suit :

 

EXTRAIT DE L'ACTE D'ACCUSATION CONTRE LE COMITÉ RÉVOLUTIONNAIRE DE NANTES

Michel-Joseph Leblois expose que, par arrêté des représentants du peuple en date du 5 thermidor, lors en mission près l'armée de l'Ouest et dans les départements en dépendant, (...)

Jean-Jacques Goulin, membre du comité révolutionnaire de Nantes, âgé de trente-sept ans, né à Saint-Domingue, demeurant à Nantes ;

Pierre Chaux, âgé de trente-cinq ans, né à Nantes, y demeurant, marchand et membre du comité révolutionnaire ;

Michel Moreau dit Grandmaison, âgé de trente-neuf ans, né à Nantes, y demeurant, membre du comité révolutionnaire ;

Jean-Marguerite Bachelier, âgé de quarante-trois ans, membre du comité révolutionnaire, notaire public ;

Jean Perrochaux, âgé de quarante-huit ans, né à Nantes, y demeurant, entrepreneur de bâtiments et membre du comité révolutionnaire ;

Jean-Baptiste Mainguet, âgé de cinquante-six ans, né à Nantes, y demeurant, épinglier et membre du comité révolutionnaire de Nantes ;

Jean Lévêque, âgé de trente-huit ans, né à Mayenne, département de la Mayenne, maçon et membre du comité révolutionnaire de Nantes, y demeurant ;

Louis Naud, âgé de trente-huit ans, né à Nantes, y demeurant, boisselier et membre du comité révolutionnaire de Nantes ;

Antoine-Nicolas Bologniel, âgé de quarante-sept ans, né à Paris, horloger, demeurant h. Nantes et membre du comité révolutionnaire ;

Pierre Gallon, âgé de quarante-deux ans, né à Nantes, y demeurant rue Raffineur ;

Jean-François Durassier, âgé de 50 ans, né à Nantes, y demeurant, courtier pour le déchargement à Nantes des navires venant de Saint-Domingue ;

Jean-Baptiste Joly, âgé de cinquante ans, né à Angerville-le-Martel, département de la Seine-Inférieure, fondeur en cuivre, demeurant à Nantes ;

Jean Pinard, âgé de vingt-six ans, né à Christophe-du-Bois, département de la Vendée, demeurant au Petit-Mai, département de la Loire-Inférieure (ces cinq derniers, commissaires du comité révolutionnaire) ;

« Ont tous été renvoyés au tribunal révolutionnaire séant à Paris, comme prévenus de concussions, d'actes arbitraires, de dilapidations, de vols, de brigandages, d'abus d'autorité et d'avoir prononcé des arrêts de mort, ainsi qu'il résulte des interrogatoires qu'ils ont subis, des procès-verbaux et déclarations de témoins, jointes aux pièces adressées à l'accusateur public.

« Tout ce que la cruauté a de plus barbare, tout ce que le crime a de plus perfide, tout ce que l'autorité a de plus arbitraire, tout ce que la concussion a de plus affreux et tout ce que l'immoralité a de plus révoltant compose l'acte d'accusation des membres et des commissaires du comité révolutionnaire de Nantes. Dans les fastes les plus reculés du monde, dans toutes les pages de l'histoire même des siècles barbares, on trouverait à peine des traits qui pussent se rapprocher des liorreurs commises par les accusés.

Néron fut moins sanguinaire, Phaluis moins barbare et Syphane moins cruelle. Sous le masque du patriotisme, ils ont osé commettre tous les forfaits : ils ont assassiné la vertu pour couronner le crime ; ils ont froidement médité le meurtre et l'assassinat ; ils ont sciemment exercé toutes sortes d'exactions; les devoirs du magistrat ont été foulés aux pieds, le cri de l'innocence a été étouffé, la vertu offensée, la nature outragée, et le voile dégoûtant du crime a couvert la statue sacrée de la Liberté.

« Ces êtres immoraux sacrifiaient à leurs passions honneur et probité. Ils parlaient patriotisme et ils en étouffaient le germe le plus précieux ; la terreur précédait leurs pas et la tyrannie siégeait au milieu d'eux. « La liberté, le premier de tous les biens, ce doux présent de la nature que des siècles barbares avaient banni du sol français et qui vient d'établir son temple sur les débris du despotisme, la liberté avait fui les bords de la Loire; le voyageur, incertain, entrait en tremblant dans cette ville qui, la première, sonna le tocsin de la liberté. Il ne retrouvait plus ces Nantais ..."

Autre extrait du procès (témoin)

"Moi, Benjamin PUSTREL, rentier et planteur de Saint-Domingue, dépose connaître GOULIN, JOLLY et GALLON j'accuse Jean-Jacques Goulin d’avoir fait arrêter ma femme et mon fils pour avoir logé un homme suspect ;

"mais ce motif n’était imaginé que pour légitimer l’arrestation de ma famille, ... [et] pour couvrir la vengeance de Goulin, fâché de n’avoir pu réaliser le mariage de la fille GALLON avec mon fils.

Mes effets les plus précieux ont été pillés par Jolly, et autres qui l’accompagnaient." »

(Sources : cf. p. 631 de la Réimpression de l’ancien Moniteur… Tome 22. Convention Nationale.- Paris : H. Plon, 1862.- 784 p. [N° 15 Primidi, 1er vendémiaire, an 3 de la République).

Sources : Archives nationales : Tribunal révolutionnaire (1793-an III) - Répertoire numérique des affaires jugées W 268 à 499 : GOULLIN (Jean-Jacques) : W 493, dossier 479.

Portrait de Jean-Jacques GOULLIN

(Sources : Musée du Louvre)

réalisé lors de son procès en 1794-95 par Dominique VIVANT, baron Denon

Dernière intervention écrite de Jean-Jacques GOULLIN lors de son procès

En octobre 1794, son défenseur Pierre François Réal ayant réussi à persuader le tribunal révolutionnaire que la conduite de Jean-Jacques GOULLIN ne venait que de son aversion pour les fédéralistes de Nantes

et qu'il n'avait qu'obéi aux ordres donnés par les autres membres du comité nantais.

Pinard et Grandmaison furent seuls condamnés à mort avec Carrier.

L'acquitement de Jean-Jacques GOULLIN, alors âgé de 37 ans, produisit une véritable stupéfaction dans Paris. La convention s'en émut et le renvoya avec ses complices au tribunal criminel d'Angers

mais cette seconde instance n'a pas lieu et les prisonniers sont élargis sans être jugés le 8 décembre 1795.

Partout menacé, Jean-Jacques GOULLIN quitta Nantes sous un nom d'emprunt et se réfugia notamment à Parilly non loin de Chinon .

Puis un gentilhomme du Haut-Poitou nommé du Theil le prend comme instituteur de ses enfants mais il abandonne cette fonction du fait de son état de santé.

Jean-Jacques GOULLIN finit par se réfugier en Haute-Vienne sur la commune de Bussière-Poitevine, au lieu-dit Repaire, chez Monsieur Jean François Desbordes qui s'était intéréssé à lui et l'avait recueilli.

Il y meurt, le 12 juin 1797 (24 Prairial An V), à l'âge d'environ 40 ans.

Pour ceux qui souhaiteraient avoir plus de détails Jean Jacques GOULLIN, je conseille la lecture du célèbre ouvrage d'Alfred LALLIE Lalié intitulé :

"Le sans culotte Jean-Jacques GOULLIN". Ce livre du domaine public est téléchargeable ici sur le site GALLICA de la Bibliothèque Nationale de France (BNF).

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Jean-François DESBORDES est né à Bellac (Haute-Vienne) le 27 septembre 1767.

De famille noble par sa mère, originaire de Saint -Barbant (Haute-Vienne), il s'engage dans la prétrise et fait son séminaire à Angoulème où vivaient plusieurs membres de sa famille.

Le 3 juin 1791, il est nommé abbé de la paroisse de Bramefan-sur-Couze (Haute-Vienne) et prête le serment constitutionnel à l'issue de la messe

Il est ensuite nommé abbé de la paroisse de Bellac puis renonce à la prétrise.

Au tout début du Directoire, on le retrouve commissaire du Directoire du département de la Haute-Vienne et juge de paix du canton de Compreignac

En 1795, à l'âge de 28 ans, à l'occasion d'une enquête dans la ville de Rochechouart où l'avait envoyé le directoire de Limoges, il fait la connaisance d'une jeune fille, Françoise d'Argence,

dont la famille noble originaire de Bussière-Poitevine avait été emprisonnée.

Il lui demande sa main, l'épouse et fait libérer son père et sa tante (sa mère ayant émigré à l'étranger).

Plus tard, il est nommé juge de paix du canton de Saint-Barbant et est élu président de l'administration municipale de cette commune.

Vers 1796, il recueille chez lui à Bussière-Poitevine Jean Jacques GOULLIN, ex membre du comité révolutionnaire de Nantes, qui y décèdera le 12 juin 1797

En 1799 il est démis de ses fonctions de juge de paix par le ministre de la justice comme gendre d'émigré.

Le 19 fructidor an VII (5 septembre 1799), il fait appel de son éviction de ce poste auprès du Conseil des cinq-cents qui refuse de se prononcer et renvoit l'affaire vers le Directoire.

Il sera nommé juge de paix à Mézières-sur-Issoire (Haute-Vienne) en 1804.

Franc-maçon, appenti de la loge de l'Amitié à Limoges en 1805, membre de la loge de Belloc en octobre 1808

Au printemps 1814, suite à la première restauration, il est révoqué de sa fonction de juge de paix de Mézières.

Il est élu député de la Haute-Vienne le 16 mai 1815 (période des Cent-Jours) par 22 voix sur 32 votants et 125 inscrits.

En 1816, à la suite de la seconde restauration, Jean-François DESBORDES est exilé de la ville de Limoges par décision de Sr Barin, nouveau préfet de la Haute-Vienne

Jean François DESBORDES est décédé à Bussière-Poitevine (Haute-Vienne) le 21 décembre 1828.

M. Veyrier de la Roche, curé de Bussière-Poitevine, refusa de procéder aux funérailles, et répondit à la famille : « qu'il avait reçu de Monseigneur des ordres exprès qu'il ne pouvait transgresser ;

que c'était de ne point procéder à l'inhumation du défunt. », « Le convoi, dit un journal du temps, n'en fut ni moins nombreux ni moins touchant : plus de cinq cents personnes y assistèrent. »

 

Sources :

ARCHIVES NATIONALES - Archives du Directoire exécutif (an IV-an VIII) - Pièces 30-32 -Notes de François Rivaud, député de la Seine aux Anciens, ex-conventionnel de la Haute-Vienne, sur des fonctionnaires parents d'émigrés dans ce dernier département, dont Jean-François Desbordes, juge de paix de Saint-Barbant, messidor an VI.

Archives départementales de la Haute-Vienne : Sous série 3 M côte 113 - Élections générales du 16 mai 1815

Histoire des deux Restaurations jusqu'à l'avénement de Louis Philippe, Achille Tenaille de Vaulabelle, 1857

"Le Sans-culotte Jean-Jacques Goullin", Alfred Lallié, éditeur Forest et Grimaud, 1880

Histoire de Rochechouard des origines à la Révolution, Adrien Grézillier, éditeur Dupanier, 1977

Loges et francs-maçons de la Haute-Vienne de l'Ancien Régime à la Cinquième République, Francis Masgnaud - éditeur L. Souny, 2000

Site de l'assemblée nationale : http://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/(num_dept)/16278

---------------------------------------------------------------------------------------------- Acte de décès de Jean-Jacques GOULLIN le 12 juin 1797

 Acte d'accusation du tribunal criminel révolutionnaire

(extrait de la réimpression de l'Ancien Moniteur - tome 22e)

Novembre 1794

 Alfred Lallié a rédigé une notice très riche sur Jean-Jacques GOUL(L)IN déposée à la Bibliothèque Nationale de France (Paris - Tolbiac) 

Titre :  Le sans-culotte J.-J. GOUL(L)IN, membre du Comité révolutionnaire de Nantes, 1793-1794 [Texte imprimé].

Publication :  Nantes : V. Forest et Grimaud, 1880 - Description matérielle :  In-12 - Notice n° : FRBNF36500239

Tolbiac - Rez-de-jardin - magasin - N27- 32234 support imprimé

 Il sera également utile de se reporter aux ouvrages de René de Kerviller qui a exploité les documents conservés aux archives départementales de Loire Atlantique et les collections privées de MM. Bord et Dugast-Matifeux.

 

* * * 

Biographie d'Anne Marthe Joséphine GOULLIN (qui précède)

 

Elle est née à St Domingue le 19 mars 1764 à Fort Dauphin (île de St Domingue), fille de Jacques Symphorien GOULLIN et Anne Françoise MELLET.

Elle a hérité de ses parents deux caféières, une sucrerie et le quart d'une autre sucrerie à St Domingue. 

Elle a eu un premier fils dénommé Pierre André PUJOL né vers 1784-85 à Port-au-Prince (St Domingue)

comme l'atteste de très nombreux documents étudiés par l'historien Marcel Grandière, présentés ci après, sans qu'un quelconque mariage avec le père de cet enfant PUJOL puisse être retrouvé.

Anne Marthe Joséphine GOULLIN a été envoyée en France pour son éducation où elle a épousé à Nantes (paroisse St Clément) le 16 juin 1783, Jean Bernard BRARD, négociant habitant de Cap St Domingue , fils de Jacques BRARD, originaire de la Martinique (paroisse Notre-Dame de l'Assomption du Mouillage) et de Rose GOUJON sa veuve consentant au mariage.

 

Acte de mariage de Marthe Joséphine GOULLIN et Jean Bernard BRARD le 16 juin 1783

(Sources Archives départementales de Loire Atlantique)

 

Après le décès de son premier mari avec qui elle était retournée à St Domingue en 1783, Anne Marthe Joséphine GOULLIN revient à Bordeaux en 1786. 

Elle y resta 7 ans puis s'installera à Nantes où elle habitera au 6 rue de l'égalité. 

Elle épousera en 3ème noces (ou 2ème noces selon certains) le 25 mai 1811 à Nantes (44), Jacques REVERIER qui avait 6 enfants de son premier mariage avec Marie Gabrielle LE ROUX. 

 

Extrait de l'acte de mariage de Jacques REVERIER et Anne Marthe Joséphine GOULLIN le 25 mai 1811

(Sources Archives départementales de Loire Atlantique)

Anne Marthe Joséphine GOULLIN décèdera le 5 octobre 1833 à Montrelais (Loire Atlantique).

Il est à noter l'erreur de l'officier d'état-civil qui l'orthographie GOULAIN au lieu de GOULLIN et la fait naître en Martinique (au lieu de St Domingue)

 

 

Biographie de Pierre André PUJOL 

né vers 1785 à Port-au-Prince (St Domingue)

fils d'Anne Marthe Joséphine GOULLIN

 

Lien internet: https://www.erudit.org/fr/revues/bshg/1977-n33-34-bshg03518/1044026ar.pdf

 

Extrait de l'ouvrage "Les réfugiés et les déportés des Antilles à Nantes sous la Révolution"

par Marcel Grandière

(source Bulletin de la Société d'Histoire de la Guadeloupe)

 

Anne Marthe Joséphine GOULLIN

 

Page 18 : "Pierre-André PUJOL né à Port-au-Prince, fils de Marthe-Joséphine BRARD" - Source : A.D.P. 117. Lettre du maire de Bouguenais du 28 nov. 1833.

page 36 : "Enfin, même imprécision pour Pierre André Pujol « né dans les colonies » âgé de 15 ans et demi en l’an 8" - Source : A.D.P. 117 Formulaire 25 fructidor an 7 (11 sept. 1799).

Pages 81 et 82 : "Marthe-Joséphine BRARD née GOULLIN à Saint-Domingue vers 1766. Education en France. Veuve. Passée dans la colonie avec son mari en 1783. Bordeaux l 'accueillit en 1787. Elle y resta 7 ans. Elle possédait à Saint-Domingue la moitié de deux caféières et d une sucrerie, le quart d une autre sucrerie. À Nantes, elle habita au n 6 de la place Égalité. Elle eut un fils, Pierre-André PUJOL, né au Port-au-Prince vers 1785. Il fut mousse sur un bateau attaché à Brest. Devenu percepteur de la commune de Bouguenais, il ne gagna pas la sympathie des habitants ni du maire de ce village. Propriétaire d une maison et de dépendances aux Couets dont la vente lui rapporta 12.000 francs, il continua quand même à toucher les secours. En 1833, le maire signalait que cet homme avait quitté sa commune, et qu'il était capitaine au long cours. Pierre-André PUJOL, malgré une aisance largement affichée et une arrogance dont se plaignit le premier citoyen de Bouguenais, obtint les secours grâce au concours d un fonctionnaire de la préfecture de Nantes celui-là même qui était chargé de prendre les renseignements sur les pétitionnaires auprès des mairies. En 1833, décès de sa mère, la veuve BRARD, qui lui avait permis de demander la réversibilité à son nom. Il réussit même en 1834 à obtenir une sensible majoration. "

Sources : A.M.I. 44. Permis d’absence, 21 prairial an 5 (9 juin 1797). - A.D.P. 112. Formulaire, an 8. / A.D.P. 117. Lettre du maire de Bouguenais 28 nov. 1833. - Lettre du fonctionnaire de la préfecture 3 déc. 1833. Lettre du Ministère du Commerce 3 avril 1834.

Remarque : le 12 juin 1797 (24 Prairial An V) Jean-Jacques GOULLIN est mort à Bussière-Poitevine => ce permis d'absence (délivré à Pierre André PUJOL ???) était-il destiné à aller le visiter avant sa mort ?

ADP (117) : Archives départementales de la Loire·Atlantique, dans la série P : finances départementales. 8P-112 à 119. 8 liasses de dossiers individuels des originaires des amériques, classés par ordre alphabétique et constitués en application des lois leur accordant des secours (an VII-1870). Ces pièces complètent les précédentes : les mêmes noms se retrouvent souvent mais avec un décalage de quelques années. Les services départementaux en effet prirent en main l’aide aux "Américains" à partir du 28 germinal de l’an 7 (17 avril 1799) mais plus effectivement au début de l’an 8. On peut suivre ainsi l’évolution des situations, la vie des familles secourues à leur débarquement, rayées des listes de distribution peu de temps après par suite de rémunération, admise de nouveau plusieurs années plus tard quand le chef de famille meurt ou prend sa retraite. Des noms nouveaux apparaissent également dans ces pièces des Archives départementales, celui de réfugiés qui avaient dédaigné les secours lors de l’arrivée et qui tentent d’en profiter pendant leur vieillesse, celui également des enfants de colons décédés essayant d’obtenir la réversibilité des secours à leur nom. Ainsi, ces pièces nous permettent de suivre les "Américains" sous l’Empire, la Restauration, la monarchie de juillet, la seconde République, et même pendant les premières années du Second Empire.

AMI (44) : Archives municipales de Nantes, les dossiers de secours aux originaires des amériques, série I, cartons 40 à 47. carton 40 : pièces générales, compte rendu de la surveillance policière exercées à l’encontre des réfugiés ou déportés récemment débarqués ; — carton 41 : lois et correspondances entre les ministères et l’administration locale sur leur application ; — cartons 42-43 : listes de distribution des secours. L’intérêt principal de ces cartons est d’offrir une vue sur les dossiers de colons de Saint-Domingue arrivés par plusieurs convois venant des États-Unis ; — cartons 44-45 et 46-47 : dossiers de réfugiés classés alphabétiquement.

Qu'est-ce-qu'était le permis d'absence ?

Un décret de la Convention en date du 27 mars 1797, donne l'ordre de désarmer, le jour même, les personnes déclarées suspectes par ce décret, c'est-à-dire les ci-devant seigneurs ou nobles n'ayant aucun emploi dans la République, et les prêtres autres que les évêques, curés et vicaires, ainsi que leurs agents et domestiques. Aussitôt l'assemblée « considérant que ce désarmement, pour obtenir plein effet, exige les plus grandes précautions », dressent d'un commun accord la liste, tant des personnes visées par le décret que d'autres reconnues suspectes et désignées comme telles. Tous les suspects seront consignés dans leur municipalité et devront comparaître à la mairie 2 fois par jour, à 10 heures du matin et 7 heures du soir, sous peine d'être incarcérés ; qu'ils ne pourront sortir du territoire de la localité à laquelle ils appartiennent, sans une permission écrite du Conseil municipal. le Conseil, usant de son droit, accordait sans difficulté, à tous ceux qui les demandaient, des permis d'absence.

GOULIN (Anne Marthe Joséphine), veuve BRARD née le 19 mars 1764, à Fort-Dauphin (Saint-Domingue). colon réfugié de Saint-Domingue (sources Archives nationales à Pierrefite sur Seine)

PUJOL (Jacques Pierre André) né en 1783 à Port-au-Prince (Saint-Domingue), domicilié en 1853 à Montmartre [Paris]. colon réfugié de Saint-Domingue.

côte F/12/2860

PUJOL (Jeanne Marie Emilie), veuve HÉRILS née le 4 février 1786, à Port au prince (Saint-Domingue) fille d'André PUJOL et de Magdeleine BLANC, domiciliée en 1857 à Paris. colon réfugié de Saint-Domingue.

côte F/12/2860

PUJOL (Madeleine Françoise), voir : BLANC (Madeleine Françoise), veuve PUJOL, puis BARA.

PUJOL (Valérie Joséphine), veuve LAURENCE née le 19 septembre 1791, à Port au Prince (Saint-Domingue) fille d'André PUJOL et de Magdeleine BLANC, domiciliée en 1871 à Paris. colon réfugié de Saint-Domingue.

côte F/12/2860

Sources : www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/pdf/colons-spolies-A-K.pdf / www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/pdf/colons-spolies-L.Zpdf.pdf

"Secours aux réfugiés et colons spoliés XIXe siècle" - Sous-série F/12 (Commerce et industrie) - articles F/12/2740-2883 et F/12/7627-7632/1 : Attention, cet instrument de recherche est en cours de dépouillement (base QUIDAM), il porte actuellement [juin 2012] sur les articles F/12/2740-2870 et F/12/7627-7632/1, dépouillement arrêté à aux lettres "Sa" - Répertoire-index établi par Christiane Demeulenaere-Douyère,conservateur général du patrimoine

Organisation de la base QUIDAM - Fichier "Vincent" : 4 249 fiches : Dossiers de secours aux anciens colons de Saint-Domingue (an VII–1880) - F/12/2740 à 2799, 7627 à 7629 (de la lettre A à FRUGER) - Cette base "sous Cindocweb" est uniquement consultable sur place dans les centres de Paris, de Fontainebleau ou de Pierrefitte-sur-Seine. Elle est enrichie régulièrement et donc en accroissement permanent

 

Quelques informations sur les PUJOL à St Domingue au 18e siècle

 

Extrait de la revue "les affiches américaines" - Annonces de recherche d'esclaves

les frères Pujol, marchands liquoristes au Port-au-Prince, recherchent Cupidon (6 janvier 1773), et font passer des annonces pour Jeannette (1785) et Ester (1786), appartenant à des libres de couleur avec qui ces négociants sont visiblement liés.

 

 

HISTOIRE D'HAITI 1492 à 1846 de Thomas Madiou

Index des noms :

Pujol (médecin) pages 3, 325 et 339

Pujol (capitaine de vaisseau) : pages 6, 519 et 520

 

Extrait de l'Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 6.djvu/page 270

En 1804, Pétion avait spécialement protégé le médecin français Pujol qui devint aussi Haïtien, comme tout autre de sa profession. Pujol lui portait des soins dévoués, comme à une grande partie des familles du Port-au-Prince où il résidait : il était un officier de santé de l’armée, étant encore plus chirurgien que médecin : en cette qualité, il soignait aussi les militaires malades. Jeune et d’un caractère enjoué, il s’était lié avec tous les officiers de l’état-major de Pétion et de l’empereur. Un de ces derniers (nous ignorons lequel) lui avait emprunté une belle bague en diamant, qu’il portait toujours au doigt, à l’occasion d’un bal donné au palais du Port-au-Prince, et avait emporté ce bijou à Marchand. Au mois de mai, Pujol y alla pour la réclamer ; il rencontra J.-P. Boyer qui y était pour assister au mariage de son jeune frère, Souverain Brun. Lié avec Boyer, Pujol et lui étaient logés dans la même maison. Pendant une nuit, on vint l’appeler sous prétexte de soins à donner à un malade ; il sortit, et à peu de distance de la maison, il fut assassiné lâchement par plusieurs individus. On n’a jamais su qui ils étaient, car il va sans dire que le meurtre d’un blanc français, quoique devenu Haïtien, était une chose trop honorable à cette époque pour que la police impériale s’en émût[1]. Était-ce l’emprunteur de la bague qui, pour ne pas la restituer, avait appelé d’autres infâmes à la perpétration de ce crime, ou bien des individus qui en reçurent l’ordre ? Quoi qu’il en fût, cette action atroce ne put que faire rejaillir sur l’hôte de Marchand, une responsabilité qu’il encourait par des actions. J’ai entendu Boyer raconter la mort de Pujol : il croyait avoir su quels étaient ses assassins, mais il ne les nomma pas. M. Madiou s’est trompé en disant que Pujol avait été contraint de s’établir à Marchand.

 

Extrait du site généalogique : https://www.genealogie23.org/

Géomètre de première classe du cadastre, né le 26/5/1789, domicilié à Guéret, originaire de St-Domingue. ...... Fils de Mathieu PUJOLS et de Marie AGUERRE.

Extrait du site : http://corbiera.free.fr/tarn/n2469.htm#78731

PUJOL Jacques

Originaire de la paroisse St André, diocèse d'Alby (Albi - Tarn)

Mariage avec VALERY Marie (Père : VALERY Guillaume (? - 1748) - Mère : GRANIER Marie)

2 enfants : PUJOL Jean Pierre & PUJOL André qui émigreront à St Domingue (cf. ci après)

 

PUJOL André mariage avec BLANC Madeleine :

à Nantes, le 27 mars 1783

 

PUJOL Jean Pierre (marchand liquoriste) mariage avec BEDOUET Françoise :

à Port au Prince (St Domingue) le 28 juin 1785 (cf. copie acte ci-dessous) :

Source Généalogie et histoire de la caraïbe (G.H.C.) Bulletin 85 : Septembre 1996 (page 1724)

ARA Aglaé épouse BERTHIER, caféterie à Léogane et maison à Port-au-Prince, comme ayant-droit sur la succession d'André PUJOL et Françoise Madeleine BLANC

son épouse (1831)

 

Extrait : Généalogie et histoire de la caraïbe Nouvelle Série N° 16 - 4ème trimestre 2014

Baptème de Jean Baptiste André HERPIN 20/11/1795 b 26/04/1796 Port au Prince ; parrain André Pujol, marchand ; maraine dlle Marie Thérèse Louise Villegrain épouse Tete

Lien : http://www.domingino.de/stdomin/colons_p.htm

Passeports maritimes délivrés au 18e et 19e siècle - destination St Domingue

ANDRE PUJOL

Date du départ: 28 October 1771 Port d'embarquement : Maubourguet, Destination : Cap Francais

profession: Capitaine, Ancien Catholique, Taille : Haut, Age: 29, Couleur des cheveux : Chatain

JEAN FRANCOIS PUJOL

Date du départ: 10 March 1773 Port d'embarquement : Toulouse, Destination : Saint Domingue

Catholique, Taille : Petit, Age: 27, Couleur des cheveux : Noir

JEAN PUJOL

Date du départ: 14 September 1773 Port d'embarquement : Toulouse, Destination : Saint Domingue

Catholique, Taille : Moyen, Age: 51, Couleur des cheveux : Brun

PIERRE PUJOL

Date du départ: 13 .... 1780 Port d'embarquement : Bordeaux, Destination : Cap Francais

Catholique, Taille : Moyen, Age: 21, Couleur des cheveux : Chatain

 

Extrait du Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, n° 31 à 38 - 1977

 

 

Familles BRARD à St Domingue

Extrait Archives nationales d'outre-mer (ANOM) : http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/

Extrait de l'annuaire de la Marine et des colonies (1800)

 

Les affiches américaines 28 mars 1803

Il s'avère que Jean Bernard BRARD était décédé le 11 février 1800 à Nantes sans que ses associés de St Domingue en soient informés.

 

Les affiches américaines 10, 13 et 20 août 1803

Lorsque son décès sera connu, la société BRARD - MOUCHER sera résiliée :

 

Réfugiés de Saint Domingue à Bordeaux, an 2 (années 1793 et 1794 du calendrier grégorien)

Brard Pierre 28 ans

 

 

Famille MELLET à St Domingue

 

Extrait de la revue "Les affiches américaines" du 25 mars 1789 n° 25, page 168 n° 2

Esclave en fuite : "Marmande, Taquoua, sans étampe, âgé de 30 ans; taille de 5 pieds, ayant le pouce d'une main coupé, des marques de son pays sur la figure; parti marron le premier de ce mois.

En donner avis au Sieur François Mellet, Charpentier au Port-au-Prince. "

 

 

Extrait du Journal de l'Assemblée nationale, ou Journal logographique 1791..., Volume 2

publié par Étienne Lehodey de Saultchevreuil

 

Extrait de la revue "Les affiches américaines" du 5 janvier 1782

Départ de St Domingue du navire « Le François » du Capitaine Mellet

 

 

* * *

 

Anne Marthe Joséphine GOULLIN née à Saint-Domingue vers 1766. Elle été envoyée en France pour son éducation où elle a épousé à Nantes (paroisse St Clément) le 16 juin 1783, Jean Bernard BRARD, négociant habitant de Cap St Domingue , fils de Jacques BRARD, originaire de la Martinique (paroisse Notre-Dame de l'Assomption du Mouillage) et de Rose GOUJON sa veuve consentant au mariage.

 

Acte de mariage de Marthe Joséphine GOULLIN et Jean Bernard BRARD le 16 juin 1783

(Sources Archives départementales de Loire Atlantique)

 

Après le décès de son premier mari avec qui elle était retournée à St Domingue en 1783, Anne Marthe Joséphine GOULLIN revient à Bordeaux en 1786. 

Elle y restera 7 ans puis s'installera à Nantes où elle habitera au 6 rue de l'égalité. 

Elle épousera en 2e noces le 25 mai 1811 à Nantes (44), Jacques REVERIER qui avait 6 enfants de son premier mariage avec Marie Gabrielle LE ROUX. 

 

Extrait de l'acte de mariage de Jacques REVERIER et Anne Marthe Joséphine GOULLIN le 25 mai 1811

(Sources Archives départementales de Loire Atlantique)

Anne Marthe Joséphine GOULLIN décèdera le 5 octobre 1833 à Montrelais (Loire Atlantique).

Il est à noter l'erreur de l'officier d'état-civil qui l'orthographie GOULAIN au lieu de GOULLIN et la fait naître en Martinique (au lieu de St Domingue)

 

Gabriel GOULLIN

 

En 1735, on trouve aussi un certain Gabriel GOULLIN décédé à Fort Dauphin (île de St Domingue) le 26 avril 1735.

 

(Sources : archives nationales de l'Outre-mer : http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/)