Les GOSCELIN (GOZELIN, GOULIN) dans l'Histoire

 

Patronyme GOSCELIN (peut-être à l'origine du patronyme GOULIN) - Goscelin : patronyme dérivé du prénom Jocelyn (ou Josselin)

Charlemagne ayant rendu la paix au Poitou , Goscelin , abbé de Mairé , s'occupa du soin de rétablir son monastère. ruiné pendant la guerre de Charles Martel contre Hunaut et Waifre, ducs d'Aquitaine, il arriva que Goscelin, abbé de Mairé, fit transporter le corps de Saint Junien, qu'il avait tiré de dessous les ruines, Plus tard il trouva plus convenable et moins dispendieux d'unir son abbaye à celle de Noaillé , qui en était éloignée de cinq lieues ...L'abbé de Noaillé étant mort , Goscelin qui était abbé de Mairé fut aussi élu Abbé de Noaillé. Il fit bâtir dans cette localité en 830 une église plus vaste que la première.... on croit cependant que l'église qui existe aujourd'hui n'est pas la même que celle qui fut bâtie par l'abbé (Histoire de Poitou par Par Antoine René Hyacinthe Thibaudeau - Volume 1 - Page 169).

Gollin ou Goslin, évêque de Paris, soutient Eudes (ou Odon), comte de Paris, en 888 lors de son élection comme Roi de France à l'assemblée de Compiègne. Goslin avait aussi soutenu le comte de Paris pendant le siège des vikings au cours de l'hiver 885-886

Gauzlin ou Goslin qui succéda a Drogon comme évêque de Toul le 17 mars de l'an 922, fonction qu'il occupa jusqu'en l'an 962 (année de sa mort) - sources : "Histoire ecclésiastique et civile de la Lorraine par Augustin Calmet - publié à Nancy en 1728.

Goscelin de Saint-Bertin (ou de Cantorbéry), moine bénédictin, né dans le diocèse de Thérouanne (Flandres françaises aujourd'hui Pas-de-Calais) entre 1020 et 1035, il quitte l'abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer (dans les Flandres) vers 1058 pour se rendre en Angleterre aux côtés de l'évêque Herman de Ramsbury comme secrétaire sous le nom de Goscelin of Saint-Bertin . C'est sous le patronage d'Herman, devenu évêque de Salisbury, qu'il rédige ses premières vitæ (hagiographie de saints). Après la mort d'Herman (1078), Goscelin quitte le Wiltshire, peut-être en raison d'un différend avec le nouvel évêque Osmond de Sées. Il passe la décennie suivante entre divers lieux de prière, notamment Barking (en), Ramsey et Ely, avant de se fixer vers 1089 à l'abbaye Saint-Augustin de Cantorbéry. Il ne cesse pas d'écrire des vitæ et compose également des musiques liturgiques à Cantorbéry. Il meurt à une date inconnue après 1107 (source Wikipedia et "The Blackwell encyclopaedia of Anglo-Saxon England" par Michael Lapidge, John Blaire et Simon Keynes - 2001 - page 213).

Gozelin ou Goscelin d'Arques vicomte de Dieppe, fils de Godefroy Giffart, familier du duc de Normandie, il avait un frère du nom de Guillaume d'Arques, petit fils d'Osberne de Bolbec et neveu de Gautier Giffard d'Angleterre et de Normandie. Goscelin d'Arques et son épouse eurent une fille Beatrix qui entra au couvent de St Amand qu'il avait fondé avec son épouse en l'an 1030. Lui, Emmeline et sa mère y vécurent jusqu'à la fin de leur vie. Goscelin d'Arques a également fondé l'abbaye de la Sainte Trinité sur le mont Ste Catherine de Rouen. il aurait combattu à la bataille de Hastings le 14 octobre 1066 avec Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie (à vérifier).

 

Le château d'Arques

La construction du château aurait débuté entre 1040 et 1045 par Guillaume d'arques. Le château est situé à une lieue et demie au sud-est de Dieppe. Il s'élève sur une colline aride et rocailleuse dominant deux vallèes et entouré d'un fossé immense, creusé de main d'homme. Il était entouré à l'origine d'une palissade de protection. Construit de bois et de terre, il s'élève sur cette butte naturelle. Cette motte féodale pouvait avoir 10 mètres de haut. A peine construit, son neveu Guillaume le conquérant assiège le château de son oncle félon en révolte, que la famine fait capituler en 1053 après un an de pénible siège. Cet événement restera marqué dans l'esprit des duc de Normandie qui veilleront toujours à s'assurer la fidélité de cette place forte.

Le comté d’Arques est le nom donné à une seigneurie normande constituée autour du château d’Arques au XIe siècle. Le comte Guillaume de Talou, fils illégitime du duc Richard II de Normandie, bâtit vers 1037 un puissant château à Arques. Le comté de Talou fut alors appelé comté d’Arques.

Le duc Guillaume le Conquérant dût conquérir une première fois en 1052 le château pour soumettre son oncle, puis à nouveau en 1054.

À partir de cette date le comté d'Arques fut réuni au domaine ducal de Normandie. Il fut administré pour le duc par des vicomtes et généralement connu sous le nom de vicomté d'Arques.

Voir le site consacré au château du vicomte d'Arques).

Situation du village de Harmondsworth à l'ouest de Londres (Grande-Bretagne)

L'actuelle auberge du village d'Harmondsworth a été construite vers 1700. Cependant. son histoire et racines sont beaucoup plus profondes. La première auberge dHarmondsworth a été construite au même emplacement au 16e siècle comme résidence de campagne. En raison de son emplacement, les riches voyageurs en provenance de Londres passaient une nuit ici avant de continuer leurs voyages. Certains indiquent même que la Reine Elizabeth I a été une des visiteuses et est restée ici pendant quelques temps. Malheureusement, le premier hall a été très endommagé par un incendie bien que certaines parties anciennes du bâtiment existent toujours. Un des éléments d'architecture les anciens est une grande cheminée traditionnelle située vers le centre de la maison. Si vous regardez dehors, vous pouvez voir cette cheminée qui a été construite dans le plan cruciforme traditionnel. Si vous regardez à l'intérieur, vous trouverez la cheminée juste à travers des escaliers dans le hall d'entrée. L'examen de cette cheminée montre des armoiries attribuée à la famille Goscelin (Goulin). Ce Goscelin (Goulin) était connu en tant que vicomte D'Arque et de Dieppe, il était un noble et on dit qu'ils a combattu à la bataille de Hastings sous la bannière du roi Harold (Le 14 octobre 1066, Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie, a écrasé l'armée anglo-saxonne et le roi Harold à Hastings et s'est emparé de la couronne d'Angleterre).

Après la bataille, ce Goulin est devenu abbé bénédictin. Le nom de Goulin est devenu associé à cette région quand Guillaume le conquérant a donné Harmondsworth au monastère bénédictin de la sainte trinité situé près de Rouen.

Extrait du site : http://www.harmondsworthhall.com/history.htm

Le monastère de la Sainte Trinité avait été fondé en 1070 par Roger de Beaumont qui donna son nom à ce village. Ce Goulin est d'ailleurs cité dans le cartulaire de l'église de la Sainte-Trinité de Beaumont-le Roger (Eure) dont le manuscrit original est détenu à la Bibliothèque Mazarine et a été étudié par Étienne Deville en 1912 - 311 pages (Page 238).

Vue de l'abbaye de la Sainte trinité près de Rouen

 

Goscelinus (ou Joscelin ou Goscelin) de Parthenay est archevêque de Bordeaux en 1059 (il est décédé le 14 juin 1086).

Le 15 avril 1071 après un siège de près de trois ans, le normand Robert Guiscard (*), avec l'aide de son frère cadet Roger Guiscard, fait prisonnier le général Goulin (Gozelin) et oblige la place forte de Bary (Italie) occupée par les grecs (Byzantins) à se rendre. (extrait de "L'art de vérifier les dates des faits historiques , des cartes, des chroniques et autres anciens textes" par Maur François Dantine, François Clément, Charles Clémencet, Ursin Durand, Saint-Allais, publié en 1819, page 196)

(*) Extrait de Wikipédia France : Robert de Hauteville dit Guiscard - « l’Avisé » - (Roberto d'Altavilla, il Guiscardo en italien), né dans le Cotentin (Normandie) vers l'an 1015, est l'un des plus célèbres chefs normands issus du duché de Normandie qui s'illustrèrent en Méditerranée. À partir de 1057, il entama la conquête de l'Italie méridionale, principalement sur les Byzantins, avant d'entamer celle de la Sicile musulmane à partir de 1061 en compagnie de son frère cadet Roger. Ensemble, ils jetèrent les fondations du futur royaume de Sicile.

Goscelin (ou Josselin) de Vierzy, né vers 1075-85 (?), évêque de Soissons de 1126 à 1152 (date de sa mort). Il a été choisi en 1148 par les autres évêques de France à se joindre à Milon Ier, évêque de Thérouanne, et à l'abbé Suger afin de présenter au pape Eugène III les articles de foi qu'ils avaient rédigés.

Goscelin (ou Gozelin ou Goulin), doyen de Sainte Marie de Thérouanne (Flandres françaises aujourd'hui Pas-de-Calais), exempte de la dîme pour une terre appartenant à l'abbaye d'Andres (région de St Omer) et louée pour 10 sols de Boulogne, cette terre a été donnée plus tard à Renaud, abbé d'Andres mort avant 1127.

Vers 1160-1165, le seigneur d'Ochevain dans la région de Dreux, avait des difficultés avec son curé, Maître Simon Goulin, prêtre (Extrait de "La Province du Maine", Société des archives historiques du Maine, Société des archives historiques du Cogner)

Goscelin d'Orville (Orrevile, Aurea Villa, Ovrevilla, Ovrivilla) est cité comme chanoine de Thérouanne (Comté d'Artois) vers 1180.

Louis, comte d'Evreux étant décédé à Paris, le cardinal GOSCELIN (ou GOULIN), légat du pape, fit célébrer ces funérailles le 19 mai 1319 en la présence du roi Louis X et de toute sa cour, (source Annuaire administratif, statistique et historique du département de l'Eure ).

Jean GOSCELIN (ou GOULIN), évêque de Soissons, représentant de cette ville aux états généraux convoqués par le dauphin Charles en mai 1358 pendant la captivité en Angleterre du bon roi Jean. Il était accompagné des bourgeois Pierre de Valenciennes et de Jean de Calais (Histoire de Soissons, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours - page 215 - auteur : Henri Martin, P. L. Jacob - 1837).

A partir du 14e siècle la plupart des patronymes GOSCELIN ont été écrits GOSSELIN

Goscelin, doyen de l'église de Beauvais, auteur d'une lettre à Raoul le Verd, archevêque de Reims, vers 1865-1869 (Table des matières de la Congreéation de Saint-Maur).